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Activité personnelle de Bernard Offenstein Grimaldi, artistique et littéraire, poésie, photos, dessins.

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Le Divan des Claires Pensées

LEILA de Georges Sand

Si vous n'avez pas encore été sur le parvis du mâle, charmantes fées taisez-vous, vous n'êtes encore qu'une branche pour le pommier, sachant qu'il vous faudra mourir pour exister.
Un jour la pomme a chuté. Elle avait mûri sans histoire et elle avait chuté. Accrochée à sa brindille du bout, elle avait balancé sa brève existence, l'heure de son emploi avait égrené les jours d'été, de nombreuses libellules avaient posé leur empreinte de jus et des insectes toutes pattes écornées de rêches angles durs avaient raclé sa peau offerte, sans que de toute évidence aucun ver prédateur et digesteur de chair n'eût pu s'installer dans sa demeure ..... la chair était parfaite, son odeur faisait tourner la tête à toute créature désireuse de s'emparer, toute volonté de pillage des charmes, toute force d'harmonie, toute convoitise d'être, en somme toute envie principale de se coucher là ..... pour une éternité de bonne et généreuse ambition humble de reposer.
Elle avait chuté à son heure, et non pas à celle des sots ou des impatients, des horribles ou des vénéneux, des Aristide et non pas des Job en cours d'apprentissage.
Car la chair de la pomme c'est la chair de la femme, elle a de l'allant et de la grâce et aussi en elle le chrono de l'être, 
elle a aussi une chair évoluant de la tendre brisure pour les gourmands et la saveur des expériences réalisées,
elle a de la chance ou pas aussi, en quelque sorte son pedigree de joie.
Voilà pourquoi celle-ci était bien née, entre dangers et accidents, elle avait compté ses jours, protégé son allure en bonne intelligence à moitié étoile à moitié champ de luzerne.
Elle avait dormi semble-t-il comme une ombre en journée tiède, en constance dans un air de brise pour les méditants écologiques, en silencieux et délicieux parement de vert feuillage, en étendard de la date d'amour dans les occupations citadines.
Délicieuse certes elle était, elle a chuté son heure, elle donné à boire, elle a posé son coeur.

Tout cela G.Sand l'avait prédit, ses lignes de la grâce d'une femme avaient projeté sa lignée de femme bien avant elle, comme une pierre qu'on jette sur la surface de l'eau, qui se met à rebondir sur la surface une fois deux fois .... jusqu'à se laisser faire par la divine pensée éternelle que d'avoir travaillé mérite.
Elle a quitté sa branche pour soupeser sa vérité sur l'herbe et le caillou. Pour une pomme qui tombe, pas de bruit, juste une discrète inquiétude de l’éternelle gravitation relative, par quel animal maintenant va-t-elle être prise vu que là moi le Grand Graviton je l'offre et je la donne ?

L'auteur de Leila avait certainement conçu sa peine bien autrement que celle de la pomme envahie de sinistres vers de l'ir-récupération pour "gravitons". L'Auteur avait décrit bien avant elle la lectrice de son ouvrage, pour lui expliquer en clair, ce qu'elle avait rêvé d'être, une femme pleine de toutes les vertus et de toutes les consciences qui font la femme, un mélange de toute chose terrestre élevée au terme de son ascension vers l'in-ambition de l'homme, le pauvre vaniteux des articles de sa vie, faite de choses et de nullités, de passions et de chevauchées vouées à rien, de bagarres et de démissions qui lui sont comptées pour des peines et des morts qui n'en finissent pas de lui arriver en face, comme des mouches écrasées sur le pare brise d'une limousine inutile, des propositions aussi de vitesses diminuées pour des promenades à deux par exemple, ou des embrassements politiques .....

Ainsi était l'homme pour cette éprouvée du diable, tant que sur son monde elle avait cru. Elle avait cru que peut-être cela valait encore la peine de trouver, après avoir cherché, de continuer sa quête et de refaire le monde qu'on lui avait proposé de prendre comme exemple de ce que pouvait être son idéal, fait d'étoiles et de galaxies, de connaissances ultimes, de beautés innombrables, de choix transgressés et de volontés subtiles.
Pourquoi donc s'en est-elle allée un jour après avoir trouvé son Être de feu et de calme océan de volupté ?
Peut-on le savoir ?
Ne cherchez pas, vous y êtes, vous avez ce que vous voulez !

Bernard (Offenstein) Gross Grimaldi

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